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#Famille et Succession

Droit de visite et d'hébergement : comment est-il fixé ?

Mis à jour le 19 juin 2026 9 min de lecture
Rédigé par Le Devis Juridique
Équipe éditoriale - Rédaction juridique
Petit sac à dos d'enfant et chaussures posés sur un banc dans une entrée lumineuse, évoquant l'alternance de résidence
Réponse synthétique
Après une séparation, le droit de visite et d'hébergement permet au parent chez qui l'enfant ne réside pas habituellement de garder un lien régulier avec lui. Il est fixé par accord des parents homologué par le juge, ou par le juge aux affaires familiales en cas de désaccord, toujours dans l'intérêt de l'enfant. Il ne peut être refusé que pour un motif grave.
  • Le droit de visite et d'hébergement protège le lien entre l'enfant et le parent chez qui il ne réside pas.
  • Il est fixé par accord des parents homologué, ou tranché par le juge aux affaires familiales (JAF).
  • Formes possibles : résidence alternée, résidence chez l'un avec visite classique, ou visite en espace de rencontre.
  • Il ne peut être refusé que pour un motif grave, dans l'intérêt de l'enfant (article 373-2-1 du Code civil).
  • Le non-respect est un délit de non-représentation d'enfant : 1 an de prison et 15 000 € d'amende (article 227-5 du Code pénal).
  • Les modalités peuvent être révisées si la situation d'un parent ou de l'enfant change.

Qu'est-ce que le droit de visite ?

En bref
C'est le droit, pour le parent chez qui l'enfant ne réside pas habituellement, de le recevoir et de l'héberger, le plus souvent un week-end sur deux et une partie des vacances scolaires.

Le droit de visite et d'hébergement permet au parent qui n'a pas la résidence habituelle de l'enfant de maintenir un lien régulier avec lui. Il comprend le droit de le recevoir et de l'héberger pendant des périodes déterminées, classiquement un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Ce droit ne peut être refusé au parent que pour un motif grave, par exemple un comportement mettant l'enfant en danger (article 373-2-1 du Code civil). Le juge aux affaires familiales peut alors l'aménager, le restreindre ou, exceptionnellement, le suspendre, toujours dans l'intérêt de l'enfant.

Qui fixe le droit de visite après une séparation ?

En bref
Les parents par accord soumis à l'homologation du juge, ou, à défaut d'entente, le juge aux affaires familiales, qui décide selon l'intérêt de l'enfant.

Deux voies existent. Lorsque les parents s'entendent, ils formalisent leur accord, qui peut être homologué par le juge aux affaires familiales : l'homologation vérifie que l'intérêt de l'enfant est préservé. En l'absence d'accord, c'est le juge qui tranche.

Pour décider, le juge tient compte de plusieurs éléments : l'âge et les besoins de l'enfant, la proximité géographique des domiciles, la disponibilité de chaque parent, et l'aptitude de chacun à respecter les droits de l'autre. L'intérêt de l'enfant reste le critère central.

Quelles sont les formes de droit de visite ?

En bref
Trois grandes formes : la résidence alternée, la résidence chez un parent avec droit de visite classique pour l'autre, et le droit de visite en espace de rencontre encadré.
Résidence alternée
L'enfant vit en alternance chez chaque parent, souvent une semaine sur deux. Elle suppose une proximité géographique suffisante pour préserver la scolarité.
Résidence chez un parent
L'enfant réside principalement chez un parent ; l'autre exerce un droit de visite et d'hébergement, classiquement un week-end sur deux et la moitié des vacances.
Visite en espace de rencontre
En cas de tension ou de risque, le juge peut organiser les visites dans un espace de rencontre désigné ou avec l'assistance d'un tiers (article 373-2-9 du Code civil).

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Comment modifier le droit de visite ?

En bref
Par un nouvel accord soumis au juge pour homologation, ou, en cas de désaccord, en saisissant le juge aux affaires familiales en justifiant d'un changement de situation.

Les modalités fixées ne sont pas définitives. Un déménagement, un changement de rythme de travail ou l'évolution des besoins de l'enfant peut justifier une révision. Si les parents s'accordent, ils soumettent le nouvel accord au juge pour homologation. À défaut, le parent qui souhaite modifier saisit le juge aux affaires familiales et expose le changement de situation.

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Droit de visite non respecté : que faire ?

En bref
Réunir des preuves, saisir le juge aux affaires familiales et, en cas de refus répété, déposer plainte pour non-représentation d'enfant, délit puni d'un an de prison et 15 000 € d'amende.
1
Rassembler des preuves
Conserver messages, courriels, attestations de proches ou constats de commissaire de justice montrant que les visites prévues n'ont pas eu lieu.
2
Tenter le dialogue ou la médiation
Un médiateur familial peut aider à rétablir le respect du jugement, souvent plus rapidement qu'une nouvelle procédure.
3
Saisir le juge aux affaires familiales
Le parent lésé peut demander au juge de faire respecter ou d'adapter les modalités, et de prononcer une astreinte financière par jour de retard.
4
Déposer plainte
En cas de refus répété, le parent peut porter plainte pour non-représentation d'enfant auprès du commissariat, de la gendarmerie ou du procureur.
Attention
Empêcher l'autre parent d'exercer son droit de visite est un délit de non-représentation d'enfant, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 227-5 du Code pénal). Se faire justice soi-même en retenant l'enfant aggrave la situation.

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L'avis de l'enfant est-il pris en compte ?

En bref
Oui. L'enfant capable de discernement peut être entendu par le juge dans les décisions qui le concernent, sans condition d'âge fixe (article 388-1 du Code civil).

Il n'existe pas d'âge légal à partir duquel l'enfant choisirait librement. L'article 388-1 du Code civil prévoit que le mineur capable de discernement peut être entendu par le juge dans toute procédure le concernant, et qu'il doit l'être s'il en fait la demande. Son audition éclaire le juge, mais ne le lie pas : la décision reste guidée par l'intérêt de l'enfant.

Combien coûte une démarche au JAF ?

En bref
La saisine du juge aux affaires familiales est gratuite. Les frais portent surtout sur l'avocat, facultatif, et parfois la médiation ou les constats de commissaire de justice.

Saisir le juge aux affaires familiales ne coûte rien en soi. L'avocat n'est pas toujours obligatoire pour ce type de demande, mais il est souvent utile. L'aide juridictionnelle peut, sous conditions de ressources, prendre en charge les frais.

PosteCoût indicatifCe qui fait varier le prix
Saisine du juge aux affaires familialesSans fraisProcédure gratuite
Honoraires d'avocat1 000 à 3 000 €Complexité, conflit, région
Médiation familialeSelon revenusBarème, nombre de séances
Constat de commissaire de justice150 à 400 €Nature et nombre de constats
Tarifs indicatifs. L'aide juridictionnelle peut couvrir tout ou partie des frais d'avocat selon les ressources.

Questions fréquentes

DANS CET ARTICLE Qu'est-ce que le droit de visite ?
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