Dépôt de garantie en colocation : comment le récupérer ?
Mis à jour le 22 juin 2026 8 min de lecture
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Rédigé par Le Devis Juridique Équipe éditoriale - Rédaction juridique
Réponse synthétique
En colocation, le bailleur restitue le dépôt de garantie après le départ du dernier colocataire, dans un délai d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, ou de deux mois en cas de retenues justifiées. Le dépôt est souvent rendu au groupe, à charge pour les colocataires de se le répartir. La solidarité d'un colocataire parti s'éteint au plus tard six mois après son congé.
Le dépôt est restitué après le départ du dernier colocataire, pas avant.
Délai d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, deux mois sinon.
Le bailleur restitue souvent le dépôt au groupe ; la répartition revient aux colocataires.
Une clause de solidarité permet de réclamer tout le dépôt à un seul colocataire.
La solidarité du colocataire parti s'éteint au plus tard six mois après son congé (article 8-1).
En cas de retard, le dépôt est majoré de 10 % du loyer mensuel par mois commencé.
Comment fonctionne le dépôt de garantie en colocation ?
En bref
Un même dépôt garantit le logement loué par plusieurs colocataires. Pour un logement vide, il ne peut pas dépasser un mois de loyer hors charges.
La colocation est la location d'un même logement par plusieurs locataires qui en font leur résidence principale, par un contrat unique ou plusieurs contrats (article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989). Le dépôt de garantie peut être versé par chaque colocataire pour sa part, ou par un seul d'entre eux pour le compte du groupe.
La colocation suppose plusieurs locataires d'un même logement, en résidence principale (article 8-1).
Le dépôt peut être versé par chacun pour sa part ou par un seul colocataire pour le groupe.
Pour un logement vide, il est plafonné à un mois de loyer hors charges ; deux mois en meublé.
Il garantit le paiement des loyers et des charges et la réparation des dégradations.
Quand commence le délai de restitution en colocation ?
En bref
Le délai court à compter du départ du dernier colocataire et de la remise des clés : un mois si l'état des lieux est conforme, deux mois en cas de retenues.
Tant que le logement reste occupé, le bail se poursuit. Le délai de restitution ne commence donc qu'au départ du dernier colocataire et à la remise des clés au bailleur. Un colocataire qui part plus tôt ne peut pas, en principe, réclamer sa part avant cette date. Comme pour toute location, le délai est d'un mois lorsque l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, et de deux mois lorsque des retenues justifiées s'imposent (article 22 de la loi du 6 juillet 1989).
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Le bailleur restitue selon le bail, souvent au groupe. La répartition entre colocataires suit leurs parts respectives ou une convention de colocation signée entre eux.
Chacun a versé sa part
Le dépôt a été payé en parts, généralement proportionnelles aux loyers. À la sortie, chacun récupère sa part, déduction faite des retenues qui lui sont imputables.
Un seul a tout versé
Le bailleur restitue au colocataire qui a payé, ou selon le bail. C'est ensuite à lui de récupérer leur part auprès des autres colocataires.
Une convention de colocation
Un accord écrit entre colocataires fixe à l'avance la répartition de la restitution et des éventuelles retenues, ce qui prévient les litiges.
La solidarité entre colocataires dure-t-elle après le départ ?
En bref
Une clause de solidarité permet au bailleur de tout réclamer à un seul colocataire. Elle s'éteint au plus tard six mois après l'effet du congé (article 8-1).
Lorsque le bail contient une clause de solidarité, chaque colocataire répond de l'ensemble des obligations : le bailleur peut réclamer la totalité des loyers ou des dégradations à un seul d'entre eux, et lui restituer l'intégralité du dépôt. La solidarité d'un colocataire qui donne congé, comme celle de sa caution, prend fin dès qu'un nouveau colocataire figure au bail. À défaut de remplaçant, elle s'éteint au plus tard six mois après la date d'effet du congé (article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989).
Attention
Tant qu'aucun remplaçant ne figure au bail, le colocataire parti peut rester tenu des loyers et dégradations jusqu'à six mois après l'effet de son congé. Conservez une preuve de la date du congé.
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Seulement des sommes justifiées : réparations au-delà de l'usure normale et impayés, appuyées d'un décompte, de devis ou de factures adressés à chaque colocataire.
Ne peut pas être retenu : usure normale (peinture passée, sol terni, traces de fixations).
Peut être retenu : dégradations anormales, impayés de loyers ou de charges, nettoyage justifié.
Chaque retenue doit être justifiée par un devis, une facture ou un décompte précis.
Le décompte et le solde sont adressés à chaque colocataire, idéalement par lettre recommandée.
Que faire si le bailleur ne restitue pas le dépôt ?
En bref
Le dépôt non rendu est majoré de 10 % du loyer mensuel par mois de retard. Mise en demeure, conciliation gratuite, puis juge des contentieux de la protection.
1
Adresser une mise en demeure
Envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant le délai dépassé, le montant dû et la majoration de retard, en demandant la restitution sous huit jours.
2
Saisir la commission de conciliation
La commission départementale de conciliation examine gratuitement les litiges locatifs et tente un accord amiable avant toute action en justice.
3
Saisir le juge
À défaut d'accord, saisir le juge des contentieux de la protection du lieu du logement, sans avocat obligatoire et sans frais de greffe.
4
Agir dans le délai
L'action se prescrit par trois ans à compter de la remise des clés (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989).
Attention
La majoration de 10 % n'est pas due si les colocataires n'ont pas communiqué leur nouvelle adresse au bailleur lors de la remise des clés. Transmettez-la par écrit.
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