Que faire contre les aboiements du chien du voisin ?
Mis à jour le 1 juillet 2026 6 min de lecture
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Rédigé par Le Devis Juridique Équipe éditoriale - Rédaction juridique
Réponse synthétique
Des aboiements répétés peuvent constituer un trouble de voisinage lorsqu'ils portent atteinte à la tranquillité par leur durée, leur répétition ou leur intensité. La première étape est le dialogue, puis un courrier. En cas d'échec, le conciliateur de justice, le maire ou la police peuvent intervenir. Le juge peut ordonner des mesures, une amende et des dommages-intérêts. Le propriétaire de l'animal est responsable.
Des aboiements répétés peuvent constituer un bruit de voisinage par leur durée, leur répétition ou leur intensité.
Le propriétaire de l'animal est responsable du trouble qui excède les inconvénients normaux de voisinage.
La première démarche reste le dialogue, puis une lettre recommandée au voisin.
Témoignages, main courante et constat permettent de prouver la nuisance.
Le conciliateur de justice, gratuit, peut être saisi avant le juge.
Le maire et la police disposent d'un pouvoir pour faire cesser le bruit.
Les aboiements peuvent-ils constituer un trouble ?
En bref
Oui. Un bruit, même causé par un animal, ne doit pas porter atteinte à la tranquillité du voisinage par sa durée, sa répétition ou son intensité.
Aucun bruit ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé, y compris lorsqu'il provient d'un animal placé sous la responsabilité d'une personne (article R1336-5 du Code de la santé publique). Des aboiements ponctuels sont tolérés, mais des aboiements prolongés ou très fréquents peuvent constituer une nuisance.
Sur le plan civil, le propriétaire qui est à l'origine d'un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage causé (article 1253 du Code civil). Le caractère anormal s'apprécie selon l'intensité, la fréquence et la durée des aboiements.
Comment régler le problème à l'amiable ?
En bref
Commencer par en parler au voisin, puis adresser un courrier, et solliciter au besoin une médiation ou un conciliateur de justice.
1
Parler au voisin
Signaler la gêne calmement et directement : le propriétaire n'a parfois pas conscience que son chien aboie en son absence.
2
Adresser un courrier
En l'absence d'amélioration, envoyer une lettre recommandée décrivant les nuisances et les horaires concernés.
3
Solliciter une médiation
Proposer une médiation ou saisir un conciliateur de justice, dont l'intervention est gratuite.
4
Constituer un dossier
Rassembler dates, témoignages et tout élément de preuve, utiles pour la suite des démarches.
Comment prouver la nuisance ?
En bref
Par des témoignages de voisins, une main courante, un constat de commissaire de justice ou l'intervention de la police municipale. Aucune mesure acoustique n'est exigée.
Pour les bruits de comportement comme les aboiements, aucune mesure acoustique n'est nécessaire : la nuisance s'apprécie au regard de sa durée, de sa répétition et de son intensité. Plusieurs éléments permettent de l'établir : témoignages écrits d'autres voisins, mains courantes déposées au commissariat, ou constat dressé par un commissaire de justice.
La police municipale peut également constater le trouble. Plus le dossier est documenté (dates, horaires, durée des aboiements), plus la démarche a de chances d'aboutir, qu'elle soit amiable ou judiciaire.
Attention
Insulter le voisin, empoisonner ou maltraiter l'animal aggrave la situation et expose à des poursuites. Mieux vaut documenter la nuisance et suivre les voies amiables puis judiciaires.
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Saisir le conciliateur de justice, alerter le maire ou la police, puis, à défaut, le juge, sur le fondement du trouble anormal de voisinage.
Si le dialogue échoue, plusieurs recours existent. Le conciliateur de justice peut être saisi gratuitement pour trouver une solution. Le maire, au titre de ses pouvoirs de police, et la police municipale peuvent intervenir pour faire cesser le trouble et dresser un procès-verbal.
À défaut de solution, le juge peut être saisi sur le fondement du trouble anormal de voisinage (article 1253 du Code civil). Il peut ordonner des mesures pour faire cesser la nuisance et réparer le préjudice subi.
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Le bruit de voisinage est une contravention passible d'une amende. Le juge civil peut aussi ordonner des mesures et accorder des dommages-intérêts.
Sur le plan pénal, le bruit de voisinage constitue une contravention, passible d'une amende, qui peut être relevée par les forces de l'ordre. L'amende forfaitaire permet une sanction rapide des nuisances constatées.
Sur le plan civil, le juge peut ordonner des mesures destinées à faire cesser les aboiements (dispositifs, aménagements) et condamner le propriétaire à verser des dommages-intérêts en réparation du préjudice de jouissance subi par les voisins.
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Le conciliateur de justice et la saisine du maire sont gratuits. Le constat de commissaire de justice et l'avocat, facultatifs, représentent le principal budget.
Les premières démarches ne coûtent rien : dialogue, courrier, saisine du conciliateur de justice ou de la mairie. Le budget apparaît surtout si un constat de commissaire de justice est nécessaire pour documenter la nuisance, ou si le dossier va jusqu'au tribunal avec avocat.
PosteCoût indicatifCe qui fait varier
Lettre recommandée5 à 10 €Poids, options
Conciliateur de justiceGratuitAucun frais
Constat par commissaire de justice150 à 350 €Nombre de passages, urgence
Avocat (procédure judiciaire, facultatif)600 à 1 500 €Complexité, durée
Tarifs indicatifs. Les frais peuvent être mis à la charge du voisin condamné (article 700 du Code de procédure civile).
Quels cas particuliers faut-il connaître ?
En bref
Trois situations fréquentes : le logement en copropriété, le chien laissé seul de façon prolongée, et le voisin locataire plutôt que propriétaire.
Le logement est en copropriété
Le règlement de copropriété peut contenir des clauses spécifiques sur les nuisances sonores ; le syndic peut également être alerté en parallèle des démarches classiques.
Le chien est systématiquement laissé seul de longues heures
Des aboiements liés à un abandon prolongé de l'animal peuvent en plus relever d'un signalement pour défaut de soins, indépendamment du trouble de voisinage.
Le voisin gênant est locataire, pas propriétaire
Le bailleur peut être informé du trouble causé par son locataire ; certains baux prévoient des clauses relatives aux nuisances qui peuvent être invoquées en parallèle.
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